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N° 9

lv9

Jardins familiaux ou
l'antidépresseur.
On n'est pas jardinier
on le devient.


jardin

Est-ce une tendance, un retour aux valeurs sûres en ces temps de récession annoncée ? Les Anglo-saxons les nomment « Recession gardens », « Depression gardens » ou encore « Victory gardens ». Ce dernier terme fut inventé au début de la Première Guerre mondiale... car la carotte, le haricot  ou la laitue semés et récoltés à la maison, même dans une modeste jardinière accrochée à la fenêtre sont de tous temps une aide précieuse pour boucler le budget familial. Un français sur deux succombe à la passion du jardinage. Mais en plus de procurer d'excellents et bons légumes et un peu d'exercice, cultiver son jardin renforce le bien vivre et la sociabilité. Peu de gens hésiteront à engager la conversation avec un jardinier qui sarcle ses légumes car par essence c'est une activité paisible qui foncièrement rassure. Jardiner, c'est savoir partager : la récolte bien sûr car si l'un a trop de poireaux et l'autre trop de choux, l'intelligence exige un échange. Les graines ensuite, car pour que les plants ne dégénèrent à la longue, les semences doivent transiter de temps à autre par les mains et le sillon du voisin jardinier. C'est pour cette raison qu'il faut éviter les variétés dites F1. «... Si tu veux être heureux toute ta vie, fais-toi jardinier » dit le proverbe. Manger sain en dépensant peu est dans l'air du temps et nous aurions grandement tort de supposer cette tendance éphémère. Un conseil jeunes gens : apprenez vite à jardiner. Les livres et les guides sur le sujet foisonnent. Oui, mais il est préférable d'avoir à sa disposition un petit lopin de terre. C'est pour répondre à cette demande que les jardins familiaux (autrefois appelés jardins ouvriers et inventés par l'abbé Lemire en 1896) connaissent aujourd'hui un regain d'intérêt. Il y en a pratiquement aux abords de toutes les villes et la demande est telle qu'il faut parfois attendre deux années pour se voir attribuer une parcelle d'environ 150 m2. Surface suffisante pour pouvoir fournir de beaux légumes à une famille de quatre personnes. La ville est propriétaire des terrains et le prix du loyer par an par exemple dans « les Jardins Meyer » situés au nord de la Ville de Tours est de 23,52 € pour une parcelle cultivable de 100 M2. L'eau et l'adhésion à l'association sont compris dans le tarif.
« Les Jardins Meyer » 36 parcelles en moyenne de 150 à 200 m2

Paroles de Jardiniers
Bernadette Durand (parisienne)
« Quand l'une de nous part en vacances, on s'occupe de son potager »
« Le Jardin, c'est un lieu d'échange et de partage »
« On se fie à la Lune » 
« On fait notre purin d'orties et on ne traite surtout pas… aucun pesticide.
« On met les pommes de terre quand les lilas sont en fleurs et les tomates après les Saints de Glace »
« On entend les oiseaux, on respire, on parle aux gens qui se baladent, on échange des trucs et des astuces. Le jardin, c'est un antidépresseur ! »

Conclusion :
Dommage que la moyenne d'âge dans l'association soit élevée. Mais on espère que les plus jeunes vont faire leur demande auprès de la Mairie pour que leur progéniture puisse découvrir que les légumes n'atterrissent pas par magie dans le chariot des supermarchés mais poussent dans la terre grâce à un peu d'eau, d'adresse et d'huile de coude...

EN SAVOIR PLUS
jardinsfamiliaux




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